Le concert, lieu d’expérimentation

Dans « le cadre de l’expérience » d’un concert, selon la notion développée par Erving Goffman[1], les musiciens sur scène se sont préparés à ce qui devait « se jouer » dans cette situation. Le jeu du concert est un moment de concentration intense, ils vont dialoguer avec les autres musiciens présents et avec le public, dans un langage indéfini et dans le temps limité du concert. Le cadre du « concert » qui nous est familier sert à fédérer les projections dans la performance. Pourtant, rien n’est joué d’avance. Le cadre du concert met en effet en œuvre une créativité de l’action[2] qui se déploie dans la situation présente : chaque concert est prévisible, pourtant chacun est unique. Continuer la lecture de Le concert, lieu d’expérimentation

Quatre-vingt-dix-neuf pour un monde meilleur

« quatre-vingt-dix-neuf, tisʿa wa tisʿīn, ninety-nine, novantanove, neunundneunzig »[1] 99 est un numéro que Marc Nammour peut prononcer dans toutes les langues. Il parle de « 99 couleurs, 99 confessions, 99 latitudes » et dénonce « 99 frustrations, 99 humiliations ». Ce 99 correspond au « département fantôme » de la France qui regroupe administrativement toutes les personnes vivant en France nées à l’étranger, qu’elles soient françaises ou non. Continuer la lecture de Quatre-vingt-dix-neuf pour un monde meilleur