Film 4 : danseuses célestes du Pays Khmer

Film Danseuses célestes du Pays Khmer (France, KS Vision – Arte France, 1994, 48 min.) de Jean-Louis Berdot et Jacques Brunet, suivi d’une rencontre avec le réalisateur Jacques Brunet et l’ethnomusicologue Gilles Delebarre (Philharmonie, Paris), rencontre animée par Talia Bachir Loopuyt, ethnomusicologue, Université de Tours

Du VIIe au XIIIe siècle, le Cambodge fut le siège d’une civilisation puissante et dynamique, véritable empire hindo-bouddhiste qui vit l’érection des fabuleux temples d’Angkor, l’une des plus grandes réalisations architecturales du monde. A côté de ces merveilles, les rois Khmers, férus d’art, et particulièrement de danses et de musique, entretenaient plus de 1 500 danseuses dont les évolutions faisaient partie intégrante du pouvoir royal. Après une douzaine d’années, d’interruption due aux tragédies qu’a vécues le Cambodge, le Ballet Royal a été reconstitué, grâce en particulier à quelques vieilles maîtresses de ballet, anciennes danseuses concubines royales. S’il ne remplit plus actuellement les mêmes fonctions que par le passé, on peut considérer que le Ballet Royal atteint aujourd’hui une perfection comparable à celle des illustres prédécesseurs.

Jacques Brunet est musicologue et ethnologue, spécialiste de l’Asie du Sud- Est. C’est l’un des pionniers de l’anthropologie visuelle en Europe. Il est l’auteur de nombreuses publications (ouvrages, CD, films) sur les musiques d’Indonésie et d’Asie du Sud-Est et de 3 documentaires de référence (ARTE & FR3) sur les traditions chorégraphiques de Bali, de Java et du Cambodge.Ancien directeur adjoint de l’Institut International d’Etudes Comparatives de la Musique à Berlin (Conseil International de la Musique, Unesco), il fut responsable du Ramayana (Festival d’Avignon, 1990). Il fut jusqu’en 2002 maître de conférences en ethnologie à l’Université Paris-7 Denis Diderot.

Court-métrage : Welcome a Tumaco

Court-métrage Welcome a Tumaco (Colombie, Puntificia Universidad Javeriana, Bogota, 2005, 22 min), d’Angela Ramirez, en présence de la réalisatrice

Pendant plusieurs mois, la réalisatrice Angela Ramirez (dont le festival Haizebegi a projeté en 2016 le Mama Goema. The Cape Town beat in Five Movements/ La pulsation du Cap en cinq mouvements, Afrique du Sud 2011) a séjourné à Tumaco. Elle a suivi le quotidien de cette fondation hors du commun tout entière tournée vers un projet d’éducation qui passe par la création artistique. Elle a réalisé ce court-métrage que nous projetons aujourd’hui, avant une rencontre inédite entre la réalisatrice et ceux-là même qui furent l’objet de son film.

Ana Maria Ochoa

Née à Medellin en 1962, Ana María Ochoa Gautier est une ethnomusicologue colombienne. Après une thèse de l’université d’Indiana consacrée à une cartographie des territoires musicaux à partir du cas des musiques andines, elle dirige les Archives musicales de l’Institut Colombien de Culture (qui devient Ministère de la Culture en 1998) avant de devenir chercheure à l’Institut Colombien d’Anthropologie et d’Histoire (ICANH). Son attention se focalise alors sur la question des droits culturels et elle publie un rapport au retentissement international : Entre los deseos y los derechos. Un ensayo crítico sobre políticas culturales.

Ses recherches se concentrent alors sur les politiques culturelles, sur les liens entre musique et conflit armé, sur la question de la propriété intellectuelle et sur l’histoire du son en Amérique du Sud, notamment en Colombie. Depuis 2003, Ana Maria Ochoa Gautier enseigne à New-York. Elle dirige aujourd’hui le Center for Ethnomusicology de la si bien nommée Columbia University.

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Parmi ses ouvrages :

  • Músicas Locales en Tiempos de Globalización, Editorial Norma, Buenos Aires, 2003
  • Entre los Deseos y los Derechos. Un Ensayo Crítico sobre Políticas Culturales, Instituto Colombiano de Antropología e Historia. Bogotá, 2003
  • Aurality: Listening and Knowledge in Nineteenth-Century Colombia, Durham, Duke UniversityPress, 2014